Définition
Une compagnie d’assurance créée et contrôlée par une ou plusieurs sociétés mères non‑assureurs dont l’objet principal est de financer, assurer ou gérer les risques propres des mères plutôt que de souscrire pour des tiers non liés.

Principe

Principe
Un captive internalise le financement des risques en alignant la tarification, la souscription et la gestion des sinistres sur le profil de risque et les préférences de rétention de la société mère, substituant ainsi un assureur interne adapté à la couverture commerciale standard.

Démonstration

Démonstration
Scénario illustratif — Situation : Une entreprise manufacturière fait face à des coûts élevés et variables de responsabilité produit. Reconnaissance : Les primes du marché commercial sont élevées et les termes de couverture peu flexibles. Action : L’entreprise crée un captive qui assume la responsabilité de la responsabilité produit, constitue des réserves et fixe des primes reflétant l’expérience réelle des pertes de l’entreprise. Conséquence : La maison mère obtient un contrôle accru sur les termes de couverture, la gestion des sinistres et une possible stabilité des coûts, tandis que le captive doit maintenir du capital, une gouvernance et se conformer à la réglementation d’assurance applicable.

Mauvaise application

Mauvaise application
Interprétation erronée : Considérer le captive principalement comme un instrument d’évitement fiscal ou de réduction garantie des coûts. Erreur sémantique : Confondre le but de gestion du risque avec des conséquences fiscales ; bien que des effets fiscaux puissent exister selon le droit applicable, la caractéristique définitoire du captive est l’internalisation du financement des risques et le contrôle opérationnel des fonctions d’assurance.

Conséquence

Conséquence
Les captives permettent des couvertures adaptées, des économies potentielles, un contrôle direct sur les sinistres et les données de risque, et la conservation des résultats de souscription au sein du groupe ; elles entraînent aussi des obligations réglementaires, de capital et de gouvernance et concentrent le risque d’assurance dans le groupe parent.

Inversion

Inversion
Qualification : Lorsque les conditions réglementaires ou de marché rendent impraticables les captives autonomes, les organisations peuvent recourir à des solutions alternatives de transfert de risque (p. ex. polices à limites élevées, réassurance, services de captive externalisés) ou participer à des structures de captive par cellule ou de groupe qui modifient les caractéristiques de propriété et de contrôle.

Limite

Limite
Clairement inclus : un assureur détenu par une société mère non‑assureur qui assure principalement les risques de cette société mère. Cas limite : un captive de groupe détenu conjointement par plusieurs entreprises non apparentées pour assurer des expositions communes. Clairement exclu : un assureur commercial qui souscrit principalement des risques pour des clients tiers non liés.

Tension sémantique

Tension sémantique
Contrôle et personnalisation des couvertures ↔ Surveillance réglementaire et adéquation du capital ; les mères échangent un contrôle accru et une tarification sur mesure contre l’obligation de respecter solvabilité, gouvernance et rapports protégeant les assurés et les marchés.

Synthèse

Synthèse
Un captive est un véhicule délibéré d’internalisation des fonctions et du financement de l’assurance au sein d’un groupe ; sa valeur provient de la personnalisation du risque et de la gouvernance, au prix des responsabilités et contraintes liées à l’exploitation d’un assureur.